À l’automne 2021, la prise en charge officielle de Silverlight par Microsoft s’est arrêtée net. Depuis, des pans entiers d’applications métier se retrouvent sans solution immédiate. Internet Explorer 11, dernier bastion capable de faire tourner Silverlight, a lui aussi tiré sa révérence sur les dernières versions de Windows.
Pourtant, dans bien des grandes structures, des outils internes bâtis sur Silverlight continuent de tourner. Quitte à naviguer entre failles de sécurité et obstacles de compatibilité. Les choix se resserrent : migrer, maintenir coûte que coûte ou basculer vers des alternatives modernes, sous la pression constante des impératifs de sécurité et des limites techniques.
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Silverlight et Internet Explorer : une histoire d’innovation et de déclin
Retour en 2007. Microsoft Silverlight débarque avec la promesse de transformer l’expérience web interactive. Grâce au XAML et au framework .NET, la création d’applications dynamiques devient accessible, directement dans le navigateur. À l’époque, la course avec Flash bat son plein. Internet Explorer règne sur le poste de travail, et Silverlight s’impose comme la solution « maison » pour des applications riches, fiables, pensées pour les besoins spécifiques des entreprises : manipulation fluide des données, graphiques évolués, accès sécurisé.
Mais l’élan s’essouffle vite. Le web évolue, s’ouvre, s’uniformise. Le format propriétaire Silverlight se retrouve à la traîne face à l’essor du HTML5 et à la montée en puissance de Chrome ou Firefox. Dépendre d’un seul navigateur et d’un plugin devient vite un casse-tête. La compatibilité recule, surtout avec les nouvelles versions de Windows, tandis qu’Internet Explorer perd du terrain. Résultat : Silverlight s’isole, décline, puis disparaît officiellement du radar.
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Conséquence immédiate : accéder à d’anciens outils ou à des fichiers XAML relève désormais du défi technique, avec des questions aiguës de sécurité et de pérennité. Pour bien des entreprises, ces applications Silverlight restent indispensables au fonctionnement quotidien. Mais elles sont désormais exposées à des vulnérabilités, dépendantes de systèmes vieillissants et de solutions de contournement parfois précaires. Les équipes IT jonglent avec les moyens du bord pour garantir la continuité d’accès aux informations en ligne et limiter les risques.

Quelles alternatives aujourd’hui pour remplacer vos applications Silverlight ?
Pousser les applications Silverlight vers la sortie devient une nécessité, dictée par la sécurité et la compatibilité avec les environnements Windows récents. Plusieurs options permettent toutefois de conserver l’accès aux outils historiques, sans compromettre la productivité ni la fiabilité des données utilisateur.
Vers des solutions pérennes et maintenables
Voici les stratégies qui s’imposent le plus souvent pour remplacer ou prolonger l’usage des anciens outils Silverlight :
- Mettre à jour les outils métier via Visual Studio et les frameworks .NET Core ou .NET 6/7. Cette voie facilite la refonte ou la conversion de tableaux de bord, tout en intégrant les exigences actuelles de sécurité et d’ergonomie. Beaucoup d’équipes IT choisissent cette solution pour assurer la portabilité sur ordinateur portable et l’intégration fluide avec le cloud.
- Pour des usages strictement internes, virtualiser l’application Silverlight dans un environnement local et isolé. Cette démarche temporaire prolonge la consultation de données ou la gestion de listes et d’appels, tout en réduisant l’exposition aux vulnérabilités extérieures.
- Opter pour des PWA (Progressive Web Apps) ou des solutions entièrement basées sur HTML5 pour remplacer les anciens modules interactifs. Ce choix favorise la consultation en ligne et la collecte de données, avec l’assurance d’une compatibilité étendue, quel que soit le navigateur ou le matériel utilisé.
Avant de trancher, il convient d’analyser chaque application au cas par cas. Certaines basculent plus facilement en réutilisant des composants existants dans Visual Studio, ce qui permet d’avancer sans tout réinventer et de valoriser les compétences internes. D’autres réclament une refonte complète, pour repartir sur des bases solides et pleinement alignées avec les standards actuels.
Le paysage numérique n’attend pas. Entre évolutions imposées et choix techniques, l’avenir des applications métier se joue aujourd’hui, loin des zones d’ombre où Silverlight s’accroche encore à ses derniers utilisateurs.

