37 %. C’est le bond enregistré l’an dernier dans le nombre d’attaques par ransomware, d’après l’ANSSI. Derrière ce chiffre, une réalité brutale : un tiers des PME françaises victimes n’ont jamais retrouvé la totalité de leurs fichiers, même après avoir cru s’abriter dans le cloud. SharePoint, censé rendre la restauration des données simple et automatique, révèle ses failles dès que l’infection frappe fort. Quand l’attaque cible ou efface tout, les promesses de récupération se heurtent à la lenteur ou aux limites techniques du système. Ce décalage entre illusion de sécurité et efficacité réelle ouvre une brèche silencieuse dans l’arsenal de défense numérique des entreprises.
Ransomwares : pourquoi les PME sont particulièrement vulnérables
Les attaques par ransomware choisissent prioritairement les PME comme terrain d’action. Ces entreprises ne disposent ni d’équipes internes dédiées à la cybersécurité, ni de moyens comparables à ceux des grands groupes pour protéger leur système d’information. Plusieurs fragilités s’accumulent : politiques de sauvegarde floues ou inexistantes, maintenance informatique incertaine, sensibilisation souvent négligée face au phishing.
Les méthodes des cybercriminels évoluent vite, mais une constante demeure : l’erreur humaine. Un clic sur un lien douteux, un mot de passe trop prévisible, une pièce jointe ouverte sur un poste mal protégé suffisent à ouvrir la porte à une attaque. Les PME, agiles mais peu structurées, sont particulièrement exposées. Une mauvaise gestion des accès, un simple fichier partagé sans contrôle, et la vulnérabilité s’installe.
Voici trois faiblesses fréquemment observées dans ces structures :
- Sauvegarde lacunaire : beaucoup se contentent de solutions intégrées sans jamais tester la restauration de leurs données, ni organiser de sauvegardes hors ligne.
- Contrat de maintenance inexistant ou trop limité : les délais d’intervention s’allongent et aggravent l’impact d’une attaque.
- Solutions informatiques obsolètes : serveurs et postes rarement mis à jour, laissant la porte grande ouverte aux attaques les plus récentes.
La diversité des activités, l’utilisation de multiples outils, la gestion souvent artisanale de l’informatique dans les PME ou associations compliquent la sécurisation des données. Pourtant, la valeur de ces entreprises repose en grande partie sur leurs informations. L’absence de politique claire pour gérer les accès, les partages non maîtrisés sur le cloud ou en local multiplient les failles et font de chaque PME une cible idéale pour les groupes spécialisés dans le ransomware.
SharePoint face aux ransomwares : mythe ou véritable rempart ?
SharePoint, plateforme collaborative signée Microsoft, s’est taillée une place de choix pour héberger et organiser les documents d’entreprise. Certains la considèrent comme un rempart naturel face à la vague des ransomwares. La réalité mérite qu’on s’y attarde. SharePoint propose une infrastructure cloud robuste, avec une gestion avancée des accès et des versions. Cette architecture permet, en cas d’attaque, de restaurer des fichiers compromis et de limiter la casse en cas de chiffrement malveillant.
La protection native s’appuie sur plusieurs mécanismes : contrôle précis des droits, journalisation complète des actions, alertes en cas de comportement anormal et interaction directe avec les outils de sécurité de Microsoft Office 365. Les documents hébergés bénéficient d’une restauration des versions précédentes et d’un stockage réparti, deux arguments de poids pour limiter les dégâts d’une attaque classique. Le chiffrement automatique et l’authentification multifacteur apportent un niveau de sécurité supplémentaire.
Mais aucune technologie ne peut prétendre tout verrouiller. Un utilisateur privilégié, piégé par un email frauduleux, peut supprimer ou endommager un volume massif de données. Les attaques peuvent aussi profiter d’intégrations tierces ou de failles dans des processus automatisés. Même si SharePoint offre un niveau de protection élevé, il ne remplace ni la vigilance des utilisateurs ni la nécessité d’une véritable stratégie de sauvegarde. Passer au cloud ne dispense pas d’élaborer un plan de reprise après sinistre ni d’appliquer une gestion rigoureuse des identités et des accès.
Les bonnes pratiques de sauvegarde et de cybersécurité à adopter sans attendre
L’essor des ransomwares impose à chaque entreprise de réexaminer ses bases numériques. Les attaques se multiplient, les tactiques défensives doivent suivre. Pour celles qui s’appuient sur SharePoint, certains réflexes s’imposent pour renforcer la sécurité.
La priorité reste à la sauvegarde. Il convient de mettre en place une sauvegarde immuable, à l’abri de toute modification par un logiciel malveillant. L’associer à une sauvegarde hors ligne, totalement déconnectée du réseau principal, freine la propagation d’un ransomware. Ce duo réduit l’impact d’un incident et protège ce qui compte vraiment.
Un plan de reprise après sinistre bien construit fait la différence. Documenté, testé, il permet de restaurer l’activité plus vite. Ce plan doit s’appuyer sur des procédures détaillées : identification des données sensibles, vérification régulière de l’intégrité des sauvegardes, simulations annuelles de crise.
La cybersécurité ne se résume pas à des outils. Il faut investir dans la formation des équipes, rappeler les risques du phishing, rendre chaque utilisateur acteur de la sécurité. L’authentification forte, avec des mots de passe complexes et le recours au multifacteur, ajoute un niveau de protection indispensable.
La maintenance informatique mérite une attention constante. Faire appel à un prestataire informatique certifié ou signer un contrat de maintenance assure la mise à jour régulière des systèmes, la détection rapide des failles et le respect des obligations réglementaires. Pour les PME et associations, cette alliance entre technologie, méthode et culture de la sécurité devient la colonne vertébrale d’une défense solide.
Services de dépannage et d’infogérance : un atout décisif pour la continuité de votre activité
La capacité d’une organisation à surmonter une attaque de ransomware ne dépend pas seulement de ses outils, mais aussi de la qualité de ses partenaires. Les services de dépannage informatique représentent un filet de sécurité pour retrouver l’accès aux données et restaurer la confiance après un incident. Chaque attaque nécessite une intervention rapide et ciblée, orchestrée par un prestataire informatique compétent.
Dans le quotidien d’une PME, l’infogérance informatique transforme la gestion du parc informatique. Ce modèle externalisé anticipe les pannes, détecte les vulnérabilités et déploie les correctifs sans attendre. L’offre s’étend : audit, supervision proactive, maintenance curative et préventive. Les sociétés engagées via un contrat de maintenance bénéficient d’une garantie sur la disponibilité, la sécurité et la fiabilité de leur infrastructure.
Voici les services qui font la différence pour renforcer la continuité d’activité :
- Assistance personnalisée, sur place ou à distance
- Supervision régulière des sauvegardes et tests de restauration pour vérifier leur efficacité
- Gestion des situations critiques à toute heure, sept jours sur sept
S’appuyer sur un prestataire certifié permet d’intégrer les meilleures pratiques du secteur et d’accéder à des solutions innovantes. À Boulogne-Billancourt, dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine, la proximité s’avère précieuse : intervention rapide, conseils adaptés à la location de matériel informatique ou au leasing, accompagnement personnalisé pour associations et collectivités. L’infogérance ne se limite plus à la technique seule ; elle devient un moteur de continuité et un gage de stabilité pour l’avenir.


